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Press release

0, 1, 2, 3... des codes et des oeufs.
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Un indice précis sur les oeufs peut nous indiquer le mode d'élevage des poules...le connaissez-vous ?
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0, 1, 2, 3… des codes et des œufs !



Décryptage de la codification


Il existe sur tous les œufs (exceptés ceux vendus directement par le producteur au consommateur), un code qui permet la traçabilité de chacun d’entre eux. Il identifie le pays d’origine, le mode et le numéro d’élevage et le numéro du bâtiment, dans lequel sont élevées les poules pondeuses. Observons de plus près comment ce code est construit :



(voir document Image 1)



En connaissant la signification de ce code nous pouvons acheter nos œufs en toute conscience du mode de production et de leur origine. Un tableau récapitulatif des conditions d’élevage des poules selon le mode de production permet d’en savoir un peu plus (1) :



(Voir document Image 2)



Plein air bio : L’alimentation est biologique à 95% minimum et l’usage d’antibiotiques est limité.



N’oublions pas que, si le déchiffrage des codes sur les œufs permet de connaître leur origine, il est en revanche plus difficile de connaître celle des ovoproduits – c’est-à-dire les œufs conditionnés sous forme liquide ou en poudre- utilisés dans certains produits transformés (ex : biscuits, pâtisseries, mayonnaises, quiches, etc.). Un moyen sûr de s’assurer de leur provenance est de chercher sur l’emballage des produits une mention précisant par exemple « œufs de plein air ». En effet, le plein air étant un argument phare pour les marques, elles ne manqueront pas de le stipuler explicitement. En l’absence de ce type de mention, il y a de fortes chances que les œufs soient issus de poules en cage (ndlr Brigitte Gothière, porte-parole de l’association L214). Plusieurs marques comme Lustucru, La Laitière ou Sodebo reconnaissaient en 2015 auprès du journal HuffingtonPost utiliser des œufs pondus en batterie, tandis que la marque St Michel commençait la même année à afficher sur ses emballages « œufs de plein air », après avoir banni de ses usines les œufs de batterie (voir l’article au complet). Lesieur et Amora ont également fait ce choix pour la fabrication de leurs mayonnaises.


Les mentions « trompeuses »


Certaines mentions ou images sur les étiquettes des emballages d’œufs peuvent parfois induire le consommateur en erreur. En effet, certaines marques n’hésitent par exemple pas à utiliser sur les emballages des images de poules en pleine nature, alors que les œufs sont issus d’élevage en batterie, et donc de code 3. Également, les mentions « œufs de nos villages/régions », « gros et extra-frais », … ne représentent en rien les conditions d’élevage des poules et n’apportent aucune garantie à ce sujet. Attention donc à ne pas se laisser séduire par des apparences…parfois trompeuses.


A contrario, les labels « Label Rouge » et « Agriculture Biologique », ainsi que les indications « œufs fermiers », « produits de la ferme » ou « produits à la ferme » sont des mentions soumises à la réglementation. Ainsi, les labels répondent à des cahiers des charges très stricts et précis, tandis que la mention « œufs fermiers » garanti que les œufs sont issus d’élevages de taille réglementée (environ 2 000 volailles), non spécialisés (la production d’œufs doit être un complément de revenu pour l’éleveur), en plein air, et que les poules disposent d’un nid de paille dans lesquels les œufs sont ramassés à la main (2).


Par ailleurs, que les œufs soient vendus en vrac en supermarché ou sur le marché, ils obéissent aux mêmes règles d’information. Leur mode de production doit toujours être affiché clairement. Attention donc aux possibles confusions sur certains marchés, pensez à vérifier via le code sur l’œuf et/ou en demandant au vendeur le mode d’élevage afin de faire votre choix !


Enfin, une enquête menée par L214, et relayée par UFC Que Choisir, sur les œufs issus de poules élevées en cage (code 3), a révélé que certains œufs issus du même élevage ne sont pas vendus au même prix selon la marque sous laquelle ils sont commercialisés. On comprend donc que « un œuf provenant du même bâtiment d’élevage de poules en cage peut être vendu aussi bien sous la marque Matines que Leader Price » (3).


Restez donc vigilants lors de vos achats, et gardez l’œil bien ouvert !


Les œufs en batterie n’ont plus la côtcôtcôt


Si la majorité des poules pondeuses en France sont toujours élevées en batterie, une considération croissante de la population pour le bien-être animal, le travail de sensibilisation de plusieurs associations, et les différents scandales dénonçant les conditions de vie des poules pondeuses élevées en cage ont poussé les collectivités, les restaurants et les grandes enseignes de distribution à se détourner de plus en plus des œufs issus de ce mode d’élevage. Si la France n’est pas encore à l’heure de l’interdiction des élevages de poules en cage, comme cela est le cas depuis plus de 10 ans dans certains pays d’Europe (Suède, Autriche), différents acteurs de l’agro-alimentaire ont su montrer l’exemple en bannissant les œufs issus de poules élevées en batterie, au profit de ceux venant de modes de production alternatifs. Ainsi, plusieurs communes ont notamment arrêté de s’approvisionner avec des œufs de code 3, et ont ainsi démontré qu’il était possible de ne plus en consommer, même pour des villes de grande taille comme Paris, Marseille ou encore Saint-Etienne.


Aux États-Unis, pourtant souvent pointés du doigt pour la forte intensification de leur agriculture, ce sont plus de 60 grandes enseignes de restaurants et distributeurs qui ont basculé vers un approvisionnement en œufs 100% issus de poules élevées hors cage. Des poids lourds de l’industrie agro-alimentaire comme Walmart, MacDonald, Taco bell, Wendy’s, etc, ont ainsi pris des engagements dès 2015, et montrent ainsi l’exemple pour aller de l’avant (4).


En France, une des premières grandes enseignes de grande distribution à avoir attiré l’attention pour avoir sauté le pas est Monoprix. En effet, elle banni les œufs de batterie dès 2013 sous sa marque distributeur (MDD), puis 2016 dans tous ses rayons, et se voit d’ailleurs récompenser par CIWF (Compassion in World Farming) d’un œuf d’or, un des trophées remis par l’ONG aux acteurs de l’agro-alimentaire s’engageant dans une démarche en faveur du bien-être animal (plus d’informations sur les trophées CIWF ici). Plus récemment, grâce à un travail de fond de sensibilisation des ONG auprès des producteurs, distributeurs et consommateurs, d’autres grandes enseignes ont suivi le pas. En effet, face à des consommateurs, ou plutôt consom’acteurs, boudant de plus en plus les œufs de code 3 au profit d’œufs de code 0 (bio) ou 1 (plein air), Carrefour, puis Intermarché dans la foulée, se sont engagés à ne plus commercialiser, sous leur MDD d’ici 2020 et toutes marques confondues d’ici 2025, des œufs issus d’élevages de poules en cages. Ceci nous montre notamment le pouvoir du consommateur qui, en faisant le choix de sa consommation, insuffle le changement auprès de ceux qui nous proposent ces produits consommables. Comme le disait le célèbre Coluche « il suffirait que les gens n’en achètent pas pour que cela ne se vende pas ». Les engagements qu’ont pris nos grandes enseignes illustrent aujourd’hui tout à fait ses propos.


Du côté des producteurs, ces nouvelles sont assez mal reçues par les éleveurs de poules pondeuses en cages, qui avaient été contraints d’investir de façon conséquente dans la mise aux normes des cages dites « aménagées » en 2012, suite à la mise en application de la directive européenne 1999/74/CE (5). Les différences avec les anciennes cages dites « conventionnelles » portent sur une légère augmentation de l’espace par poule (750 cm² contre 550 cm²) et l’addition d’aménagements de type perchoir, nid artificiel, bas à poussière et grattoir (6). Loin de répondre à l’ensemble des besoins naturels des poules, cette directive représentait cependant à l’époque une avancée pour la condition animale, suite à un travail conjoint des ONG lobbyistes, certains députés parlementaires, et des acteurs de la filière avicole au sujet du bien-être des poules pondeuses. Aujourd’hui, l’annonce de retrait des œufs issus d’élevage en cage de ces grandes enseignes représente un bond en avant pour les partisans de l’amélioration continue du bien-être animal en élevage. Cependant, cet abandon des œufs en batterie contraint la filière poules pondeuses et ses éleveurs à se convertir vers un mode de production bio ou plein air, ce qui demande de lourds investissements. Ainsi, le Comité National pour la Promotion de l’œuf (CNPO) appelle les grandes enseignes qui se détournent des œufs en batterie à « contribuer au financement des arrêts de production en cages aménagées pour développer les élevages alternatifs à hauteur de 100 millions d'euros sur les 500 millions nécessaires sur 5 ans ». Il demande également d’adapter des contrats de moyen et long terme avec leurs producteurs d’œufs partenaires, « afin d'apporter aux éleveurs la visibilité nécessaire dans le temps pour la réalisation de ces investissements colossaux » et éviter une faillite massive des éleveurs qui n’auraient pas anticipé cette conversion. La filière prévoit d’ici 2022 de produire 50 % des œufs avec des poules non issues d’élevages en cages, contre les 32 % actuels, afin de s’adapter à ce changement de consommation (7).


On peut donc observer que la sensibilisation de la population et une prise de conscience générale des conditions de vie des poules pondeuses ont permis de transformer des consommateurs en consom’acteurs qui, à travers leurs achats, ont pu exprimer une réelle demande aux producteurs et distributeurs. Aujourd’hui, les avancées sont là, et elles montrent que le pouvoir est encore au consommateur, s’il prend la peine de s’intéresser réellement à la provenance de son alimentation et qu’il essaye, dans la mesure du possible, d’orienter ses choix de consommation.


Enfin, n’oublions pas que, même si la codification des modes d’élevage des poules nous renseigne sur leurs conditions de vie et nous permet de mieux orienter notre consommation, il n’empêche que de 0 à 3, l’élimination des poussins mâles n’est pas évitée, les poulettes sont souvent épointées, et les poules finissent à l’abattoir à moins de 2 ans.

La question de la souffrance animale n’est donc finalement pas encore codifiée dans sa globalité. C’est pourquoi chez Poulehouse nous voulons aller plus loin dans cette démarche, et pourquoi pas voir naître un nouveau code ?



N’hésitez pas à consulter l’article très intéressant de L214 qui répertorie les Distributeurs et Sociétés ayant banni les œufs de batterie (distribution, restauration collective, hôtellerie, restauration et fabricants).











BIBLIOGRAPHIE


(1) CIWF France. Quels œufs choisir ? CIWF France. [En ligne] [Citation : 12 03 2017.] https://www.ciwf.fr/alimentation/quels-oeufs-choisir/.

(2) Provenances. Bien choisir ses oeufs. provenances. [En ligne] 08 02 2011. [Citation : 15 03 2017.] http://www.provenances.eu/2011/02/bien-choisir-ses-oeufs/.

(3) UFC Que choisir. Œufs - Cocorico trompeur. Que choisir. [En ligne] 10 10 2015. [Citation : 27 02 2017.] https://www.quechoisir.org/actualite-oeufs-cocorico-trompeur-n8633/.

(4) CIWF France. Effet domino : Des petites villes aux grands distributeurs, bientôt la fin des œufs en cage. CIWF France. [En ligne] 27 04 2016. [Citation : 27 02 2017.] https://www.ciwf.fr/presse/communiques/2016/04/oeufs-hors-cage-le-mouvement-prend-de-lampleur.

(5) —. Cages conventionnelles enfin interdites. CIWF France. [En ligne] 02 01 2012. [Citation : 09 03 2017.] https://www.ciwf.fr/actualites/2012/01/cages-conventionnelles-enfin-interdites.

(6) —. Poules pondeuses en cage. CIWF France. [En ligne] [Citation : 05 03 2017.] https://www.ciwf.fr/animaux-de-ferme/poules-pondeuses/elevage-en-cage/.

(7) Le Figaro - Économie. Les éleveurs de poules en cage réclament 100 millions d'euros aux grandes surfaces. lefigaro.fr - Économie. [En ligne] 19 01 2017. [Citation : 14 03 2017.] http://www.lefigaro.fr/societes/2017/01/19/20005-20170119ARTFIG00116-les-eleveurs-de-poules-en-cage-reclament-100-millions-d-euros-aux-grandes-surfaces.php.

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