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Press release

Disparition d'un grand écrivain Marcel Séguier

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Voici près de sept mois que l'illustre Marcel Séguier nous a quitté, mais la plume de cet écrivain montpelliérain demeure.




Qui était Marcel Séguier ?


Dans les années 1970-1990, Marcel Séguier a joui d’une très belle réputation. Salué par les plus grands de l’époque, notamment pour son titre La Reddition, publié chez Fayard.

L’auteur joue avec les mots, les doubles sens et les phrases elles-mêmes, avec une dextérité que l’on ne trouve plus guère dans la littérature contemporaine.

Marcel Séguier, aime à se faire appeler Marcello par ses intimes. Franco-suisse, il aime à dire aussi, que son cœur est en deçà et au-delà des Alpes.

Ses références littéraires, musicales ou artistiques nous font traverser les époques ainsi que le néo-romantisme. Les fantômes d’Anatole France, Valéry, Flaubert, Proust, Claude Simon ou Gracq, nous accompagnent à travers ses lignes.

Un écrivain qui a fait tous les grands éditeurs, et qui a réussi à charmer ses lecteurs, sans parfois aucune virgule !




Ses œuvres

Romans

Essais


Son ouvrage, Le vent les a ôtés, était consacré à des portraits d'écrivains, de personnalités qui ont marqué l'histoire, peut-être un jour, quelqu'un prendra la plume, lui-aussi, pour rendre hommage à Marcel Séguier.

Lire l'interview de Marcel Séguier


Dernière parution :


Pérégrinations et géographies outrancières

361 pages, format 14x21, 20 €, 8,99€ (numérique)

ISBN : 978-2-87683-561-0 

Peut-être, sans doute, suffirait-il de laisser la parole au poète espagnol, telle qu’elle est rapportée par l’auteur dans l’exergue qui prélude à ce roman qui n’est que d’aventure : « Ne me demandez pas d’expliquer quoi que ce soit ».


Non moins serait profitable d’interroger ce grand corbeau compagnon de voyage de l’homme parti pour visiter « le monde extatique » qu’il espère, car l’oiseau tient pour sa part la plume, oserons-nous dire. Lui est à l’évidence plein d’idées au cours de ce récit qui n’est guidé par aucune en particulier.


Empruntant une fois encore à Lorca, entreprenons « avec sérénité ce voyage ». L’auteur espère qu’avec ce qu’il a vu, entendu, inventé – ainsi dit-on à propos de celui qui a trouvé un objet – le lecteur mis en appétit ne sera pas déçu.


Je pars pour un long voyage.

Pauvre et tranquille, je veux visiter le monde extatique où vivent tous mes paysages perdus,

J’entreprends avec sérénité ce voyage mais ne me demandez pas d’expliquer quoi que ce soit.

Federico Garcia Lorca


(“Dans les bois de cédrats de lune”. Poème extatique. Prologue)


Embarquez dans un voyage à travers le monde grâce à cet ouvrage surprenant !


EXTRAIT


Les voix se turent. Au sol s’allongea un espace neigeux, plan, et qui allait s’élargissant à l’approche d’une clairière. Le ciel régna plus haut, effet du jour naissant. Un théâtre se tint en attente. L’homme fit une pause, occupa cet espace avec son ombre claire. Il s’éprouva seul et nombreux comme elles avaient dit : son cœur qui allait s’apaisant, son sang fureteur, une clameur étouffée de foule où au-delà des murs le dehors n’a aucune part. Un torrent profond qu’il écoutait avec une attention nouvelle. 


Enjambant le fossé qui le sépare d’elle il prend pied sur la route. De là il embrasse la forêt, si peu dense à l’orée, et la neige entêtante. Pour celui ou ceux qui viendront il laissera une passée engourdie de bête, comme engourdie était la ville sommeilleuse hier au soir. Avec le jour reviendront les plaines et autres terrains vagues précédant les faubourgs. De ces derniers l’horizon qui s’approche, se couronne de collines et plus loin de montagnes encore hors d’atteinte des barres et des tours.

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