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Press release

Plaidoyer pour la Loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel »
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Cette loi ne va pas tout résoudre d'un coup de baguette magique mais apporte quelques nouveautés intéressantes. Focus sur un premier sujet, le Compte Personnel de Formation.
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Le 1er Août, au palais Bourbon, a été adoptée définitivement une loi au joli nom : la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel ». Ce texte contient de nombreux chamboulements dans le secteur de la formation professionnelle et c’est très bien car il ronronnait doucement depuis des années. Cette loi ne va pas tout résoudre d’un coup de baguette magique mais apporte quelques nouveautés intéressantes. Focus sur un premier sujet, le Compte Personnel de Formation.


L’accélération de l’obsolescence des compétences renforce le besoin de formation

C’est une donnée encore peu connue. Les études à son sujet sont rares. Et pourtant, au 21ème siècle plus que jamais, l’obsolescence des compétences est un phénomène qui s’impose dans la vie professionnelle d’un actif.

  • Négligée, elle peut avoir des conséquences fatales sur sa carrière.
  • Appréhendée, elle offre des perspectives d’épanouissement et d’évolutions.

Le fait d’estimer que ses compétences professionnelles sont hors d’usage n’est pas réellement une nouveauté. Seulement, hier, cela pouvait se manifester à quelques heures de la retraite. Aujourd’hui, tout va vite, très vite. L’émergence de nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle n’a de cesse d’accélérer le jeu.

Dorénavant, l’obsolescence des compétences devient une réalité après quelques années passées en entreprise. Elle peut survenir suite à une évolution technologique, suite à une évolution professionnelle ou simplement à cause d’un changement de mode.

La loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » apporte plusieurs nouveautés qui pourront nous aider à mieux évoluer, à mieux trouver notre place dans un environnement professionnel très changeant. Dans cette publication, j’aimerais partager mon point de vue sur un premier élément de cette loi : l’évolution du CPF.


Le CPF, le Compte Personnel de Formation (parfois plus connu sous son ancien nom, le DIF) évolue : on ne compte plus en heures mais en euros

En premier lieu le CPF, Compte Personnel de Formation, se transforme d’une approche en heures à une approche en budget. Cela peut paraître peu de choses mais cela va simplifier la donne dans un milieu ou avoir le droit à 20h de formation pouvait donner accès à un budget de 200, 500 ou même 1300 € selon le financeur.

« Nous étions parfois confrontés à des déceptions de la part de nos clients qui souhaitaient utiliser leur CPF quand ils découvraient le faible montant pris en charge par certains OPCA. » Houily Du, Directrice du centre de formation en informatique, Openska

Désormais les choses sont plus claires, elles sont franches et annoncées : chaque salarié à temps plein verra son compte personnel de formation crédité de 500 € par an. Au bout de 10 ans, le CPF atteindra 5 000 €, son plafond. Dans la plupart des secteurs, une journée de formation coûte entre 350 et 650 € par jour, cela veut dire que tous les trois ans on pourra se former presque une semaine sur un sujet de son choix.

Dans certains milieux les choses changent très vite, c’est d’ailleurs souvent les milieux qui recrutent le plus, et il n’est pas évident de se former seul quand on a déjà les mains dans le cambouis. En quelques années on peut être dépassé. Dans le numérique, où ce qui se faisait hier est déjà obsolète, on pourra par exemple suivre une formation courte et opérationnelle sur un sujet très précis pour se tenir à jour.

“Il y a 3 ans, la notion de SDR - ces supers commerciaux à la sauce startup - qui nous vient des Etats-Unis, existait à peine en France. En quelques jours, on peut optimiser son approche et gagner en productivité” Jérémy Diavet, Co-fondateur du centre d’accélération des compétences numériques,Rocket School.


Le CPF pour tous et en mieux pour ceux qui en ont le plus besoin

Le cas des populations les moins qualifiées est bien traité également. En France ce sont les cadres qui se forment le plus et les populations sans qualification ne savent parfois même pas qu’elles peuvent en bénéficier. La bonne nouvelle c’est que cela donne la possibilité aux personnes motivées de se former pour changer de catégorie professionnelle et évoluer professionnellement. Un salarié sans qualification crédite chaque année son CPF, non pas de 500 €, mais de 800 € (plafonné à 8 000 €).

Reste à simplifier l’accès à ces formations, mais ça, c’est une autre affaire…


Mais dans les faits, qui connait le CPF et est-ce facile à utiliser ?

Allez faire un tour sur le site du CPF et essayez de trouver une formation qui vous corresponde. C’est quasiment mission impossible. Après avoir réussi à se connecter au système il faut indiquer sa “branche professionnelle”. Pour les acteurs de la profession c’est facile ; mais demandez autour de vous qui connaît sa “branche professionnelle”, ou éventuellement sa convention collective, et vous verrez que vous perdez un pourcentage non négligeable des demandeurs. Si on veut comprendre pourquoi il y a beaucoup moins de personnes non qualifiées qui font appel au CPF actuellement, il suffit de regarder les différentes étapes :

Être au courant → Réussir à s’inscrire → Identifier la bonne formation → S’inscrire → Suivre sa formation

A chaque niveau on perd logiquement plus de monde dans les populations des profils les moins qualifiés. Alors 8 000 € ou 5 000 €, ce sera toujours le même combat, il faut s’y retrouver dans la jungle administrative.

Alors quand tout le monde parle de data, d’intelligence artificielle pourquoi ne pas utiliser l’immense quantité dont dispose l’état pour simplifier les choses ? Si c’est compliqué pour certains de savoir à quelle “branche professionnelle” ils appartiennent, pourquoi ne pas aller chercher cette donnée à l’Urssaf par exemple qui doit bien le savoir ? On arrive bien à recouper certaines données pour gérer nos impôts, c’est que ça doit être possible.

Et pourquoi ne pas injecter un peu d’intelligence artificielle ou des algorithmes puissants comme ceux des experts du recrutement prédictif AssessFirst pour simplifier l’orientation ?

Il y a beaucoup de choses à faire à chaque étape, de nombreux professionnels de la formation s’y attèlent et nos attentes sont grandes. Tout va très lentement mais on sent un frémissement, ça avance. Merci à la ministre du travail, Muriel Pénicaud, et à ses équipes pour ce travail de fond réalisé.

Cyril Pierre de Geyer

Professeur Affilié à HEC, CEO Rocket School, EntrepreneurLe 1er Août, au palais Bourbon, a été adoptée définitivement une loi au joli nom : la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel ». Ce texte contient de nombreux chamboulements dans le secteur de la formation professionnelle et c’est très bien car il ronronnait doucement depuis des années. Cette loi ne va pas tout résoudre d’un coup de baguette magique mais apporte quelques nouveautés intéressantes. Focus sur un premier sujet, le Compte Personnel de Formation.



L’accélération de l’obsolescence des compétences renforce le besoin de formation

C’est une donnée encore peu connue. Les études à son sujet sont rares. Et pourtant, au 21ème siècle plus que jamais, l’obsolescence des compétences est un phénomène qui s’impose dans la vie professionnelle d’un actif.

  • Négligée, elle peut avoir des conséquences fatales sur sa carrière.
  • Appréhendée, elle offre des perspectives d’épanouissement et d’évolutions.

Le fait d’estimer que ses compétences professionnelles sont hors d’usage n’est pas réellement une nouveauté. Seulement, hier, cela pouvait se manifester à quelques heures de la retraite. Aujourd’hui, tout va vite, très vite. L’émergence de nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle n’a de cesse d’accélérer le jeu.

Dorénavant, l’obsolescence des compétences devient une réalité après quelques années passées en entreprise. Elle peut survenir suite à une évolution technologique, suite à une évolution professionnelle ou simplement à cause d’un changement de mode.

La loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » apporte plusieurs nouveautés qui pourront nous aider à mieux évoluer, à mieux trouver notre place dans un environnement professionnel très changeant. Dans cette publication, j’aimerais partager mon point de vue sur un premier élément de cette loi : l’évolution du CPF.


Le CPF, le Compte Personnel de Formation (parfois plus connu sous son ancien nom, le DIF) évolue : on ne compte plus en heures mais en euros

En premier lieu le CPF, Compte Personnel de Formation, se transforme d’une approche en heures à une approche en budget. Cela peut paraître peu de choses mais cela va simplifier la donne dans un milieu ou avoir le droit à 20h de formation pouvait donner accès à un budget de 200, 500 ou même 1300 € selon le financeur.

« Nous étions parfois confrontés à des déceptions de la part de nos clients qui souhaitaient utiliser leur CPF quand ils découvraient le faible montant pris en charge par certains OPCA. » Houily Du, Directrice du centre de formation en informatique, Openska

Désormais les choses sont plus claires, elles sont franches et annoncées : chaque salarié à temps plein verra son compte personnel de formation crédité de 500 € par an. Au bout de 10 ans, le CPF atteindra 5 000 €, son plafond. Dans la plupart des secteurs, une journée de formation coûte entre 350 et 650 € par jour, cela veut dire que tous les trois ans on pourra se former presque une semaine sur un sujet de son choix.

Dans certains milieux les choses changent très vite, c’est d’ailleurs souvent les milieux qui recrutent le plus, et il n’est pas évident de se former seul quand on a déjà les mains dans le cambouis. En quelques années on peut être dépassé. Dans le numérique, où ce qui se faisait hier est déjà obsolète, on pourra par exemple suivre une formation courte et opérationnelle sur un sujet très précis pour se tenir à jour.

“Il y a 3 ans, la notion de SDR - ces supers commerciaux à la sauce startup - qui nous vient des Etats-Unis, existait à peine en France. En quelques jours, on peut optimiser son approche et gagner en productivité” Jérémy Diavet, Co-fondateur du centre d’accélération des compétences numériques,Rocket School.


Le CPF pour tous et en mieux pour ceux qui en ont le plus besoin

Le cas des populations les moins qualifiées est bien traité également. En France ce sont les cadres qui se forment le plus et les populations sans qualification ne savent parfois même pas qu’elles peuvent en bénéficier. La bonne nouvelle c’est que cela donne la possibilité aux personnes motivées de se former pour changer de catégorie professionnelle et évoluer professionnellement. Un salarié sans qualification crédite chaque année son CPF, non pas de 500 €, mais de 800 € (plafonné à 8 000 €).

Reste à simplifier l’accès à ces formations, mais ça, c’est une autre affaire…


Mais dans les faits, qui connait le CPF et est-ce facile à utiliser ?

Allez faire un tour sur le site du CPF et essayez de trouver une formation qui vous corresponde. C’est quasiment mission impossible. Après avoir réussi à se connecter au système il faut indiquer sa “branche professionnelle”. Pour les acteurs de la profession c’est facile ; mais demandez autour de vous qui connaît sa “branche professionnelle”, ou éventuellement sa convention collective, et vous verrez que vous perdez un pourcentage non négligeable des demandeurs. Si on veut comprendre pourquoi il y a beaucoup moins de personnes non qualifiées qui font appel au CPF actuellement, il suffit de regarder les différentes étapes :

Être au courant → Réussir à s’inscrire → Identifier la bonne formation → S’inscrire → Suivre sa formation

A chaque niveau on perd logiquement plus de monde dans les populations des profils les moins qualifiés. Alors 8 000 € ou 5 000 €, ce sera toujours le même combat, il faut s’y retrouver dans la jungle administrative.

Alors quand tout le monde parle de data, d’intelligence artificielle pourquoi ne pas utiliser l’immense quantité dont dispose l’état pour simplifier les choses ? Si c’est compliqué pour certains de savoir à quelle “branche professionnelle” ils appartiennent, pourquoi ne pas aller chercher cette donnée à l’Urssaf par exemple qui doit bien le savoir ? On arrive bien à recouper certaines données pour gérer nos impôts, c’est que ça doit être possible.

Et pourquoi ne pas injecter un peu d’intelligence artificielle ou des algorithmes puissants comme ceux des experts du recrutement prédictif AssessFirst pour simplifier l’orientation ?

Il y a beaucoup de choses à faire à chaque étape, de nombreux professionnels de la formation s’y attèlent et nos attentes sont grandes. Tout va très lentement mais on sent un frémissement, ça avance. Merci à la ministre du travail, Muriel Pénicaud, et à ses équipes pour ce travail de fond réalisé.



Cyril Pierre de Geyer

Professeur Affilié à HEC, CEO Rocket School, Entrepreneur

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