Contact PR

To use this feature, join Babbler easily !

arrow_back

is a free tool for journalists
Do not suffer news anymore, control it


By signing up you will be able to contact hundreds of press officer :
Caroline Grangie
Leboncoin
Media relation manager
Manon Guignard
Uber
Communication Associate
Sheherazade Renoux
PMU
Communication Manager

To learn more, watch the video

You're 1 click away from signing up
What is Babbler!

Previous

Nice to see you again !

Press release

Qualité de Vie au Travail: interview inspirante d'Amélie Motte d'Arjuzon, CHO à La Fabrique Spinoza
timer minutes reading time minute reading time

Copy link
Lifizz est parti à la rencontre d'Amélie Motte d'Arjuzon, CHO de La Fabrique Spinoza, pour un éclairage passionnant sur la Qualité de Vie au Travail et le métier de Chief Happiness Officer!
qualite-de-vie-au-travail-interview-inspirante-damelie-motte-darjuzon-cho-a-la-fabrique-spinoza

Click to get original image size

Qui mieux que la CHO de la Fabrique Spinoza, le think-tank du bonheur citoyen, pour nous parler du bonheur en entreprise ? Amélie Motte nous fait la joie de partager avec nous sa vision de la qualité de vie au travail et du métier de CHO. C’est parti pour une interview des plus inspirantes !


Pour la première question, commençons par les bases ! Qu’est ce que le bonheur au travail ?

Amélie : Le bonheur a trois dimensions. La première repose sur l’affect : l’objectif est de vivre plus de moments de joie et d’engagement dans une journée de travail que de moments de stress ou de découragement. Vient ensuite la dimension cognitive où l’on évalue son niveau de satisfaction en comparant ce que l’on attendait de son travail (responsabilité, statut…) avec ce que l’on a réellement. Enfin, la dimension aspirationnelle pose cette fameuse question : est-ce que mon travail fait sens ?

Le bonheur est accessible à tout le monde. Il est irréaliste d’espérer être en permanence au top sur ces trois facettes. Mais il est inspirant d’y tendre. La vie au travail est aussi faite de moments de tension, c’est inévitable. On les absorbe mieux si l’entreprise mène des actions sur chacune de ces trois dimensions.


On entend de plus en plus parler du bien-être au travail : effet de mode ou vraie prise de conscience?

Amélie : Pour moi, c’est une vraie tendance de fond. La préoccupation du bien-être au travail n’est d’ailleurs pas si récente qu’on se l’imagine. On l’aborde juste sous un nouvel angle. Auparavant, la réflexion était centrée sur une vision doloriste du travail. On cherchait à limiter ou supprimer le risque. Nous avons évolué vers un nouveau paradigme : celui de la qualité de vie au travail. C’est une notion qui apparaît dans les années 2010 et qui est renforcée avec l’accord national interprofessionnel (ANI) de 2013 qui oblige les entreprises à négocier sur ces questions de QVT.

Cette étape est un tournant parce qu’on commence à avoir une vision plus positive du travail : on parle de qualité plutôt que de risque. Depuis, le nouveau paradigme du bonheur au travail est en pleine émergence, grâce notamment aux recherches de nombreux scientifiques qui se sont intéressés à la question. On a donc de la matière sur laquelle s’appuyer. En parallèle, d’un point de vue sociologique, les valeurs dites « expressives » ont pris le dessus sur les valeurs matérialistes. Le travail n’est plus considéré comme le garant de notre sécurité économique mais comme une source d’épanouissement et d’affirmation de soi.


Quel est l’intérêt pour l’entreprise de se lancer dans une démarche QVT ?

Amélie : Déjà, il faut faire attention à une chose : la démarche ne fonctionne que si elle est sincère. Avant toute idée de performance ou de résultat, elle doit donc être focalisée sur l’humain.

Ensuite, le simple fait de voir les collaborateurs arriver le sourire aux lèvres chaque matin devrait être un moteur !

Effectivement, les études prouvent que les bénéfices sont nombreux. Un collaborateur heureux travaille mieux, l’image de l’entreprise est meilleure, le climat social est amélioré, il y a plus d’entraide, moins de conflit. C’est efficace aussi au niveau de la rétention des talents et de l’attractivité employeur. Enfin, le bonheur accroit la créativité des collaborateurs et donc la capacité d’innovation de l’entreprise.


Le bien-être au travail ne se résume pas à un baby-foot.


Avec l’Académie Spinoza, vous avez mis en place des formations sur le bonheur au travail. Quelles sont les difficultés que rencontrent les entreprises en la matière ?

Amélie : Il s’agit d’une science émergente et les concepts ne sont pas encore très connus dans les organisations. Dans nos formations, les gens viennent chercher des réponses : est-ce un sujet sérieux ? Comment lever les freins ? Mais surtout, ils viennent chercher de l’énergie : les participants sont soulagés de voir qu’ils ne sont pas seuls à vouloir faire bouger les lignes dans l’entreprise.Dans cette période d’ « happy bashing », il n’est pas toujours évident de défendre l’envie de mettre en place des actions pour le bonheur des collaborateurs.

Les mêmes problèmes reviennent souvent, notamment les résistances en interne. Pour beaucoup, il n’est pas de la responsabilité de l’entreprise de gérer le bonheur des collaborateurs. Il y a un vrai frein idéologique autour de cette question.

Ensuite, il existe un fossé entre les générations. Les plus jeunes ont de nouvelles attentes telles que l’utilité et le sens du travail.

Ils ne croient plus en la sécurité de l’emploi et attendent de l’entreprise qu’elle développe leur employabilité. L’entreprise est pour eux un lieu d’épanouissement plus que de devoir. Les générations plus anciennes, en revanche, n’ont pas du tout cette vision. Il faut pourtant les faire cohabiter et leur faire comprendre que le bien-être au travail ne se résume pas à un baby-foot.

Vous parliez d’ « happy bashing », sur quels arguments s’appuie–t-il et pourquoi ? 

Amélie : Dès qu’un mouvement prend de l’ampleur, il est toujours remis en question. Le piège d’une injonction au bonheur est souvent mis en avant car cela culpabiliserait les collaborateurs qui n’arrivent pas à être heureux. Mais, ce que l’on oublie de dire c’est que nous avons maintenant les clés pour que chacun puisse être individuellement acteur du bien-être au travail. C’est une bonne nouvelle ! L’autre critique que l’on entend régulièrement, c’est que l’on risque de créer une société d’individualistes focalisés sur leur propre bonheur. Or, c’est faux. Il est prouvé que les interactions sociales sont un puissant levier pour être heureux. De plus, les collaborateurs heureux se montrent plus solidaires et plus généreux. Bref, on ne peut pas être heureux seul dans son coin, on a besoin des autres !


Il faut redonner ses lettres de noblesses au CHO.


Quel est le rôle des CHO dans l’entreprise et quels outils peuvent les aider dans leur tâche ? 

Amélie : C’est un métier encore hybride. La majorité des CHO ont pour mission de créer du lien et de la convivialité au travail. Mais de plus en plus de postes sont orientés sur les RH, la communication voire même sur la transformation de l’organisation du travail.

L’un des rôles du CHO est de développer un sentiment d’appartenance dans l’entreprise. Cela passe par la co-construction d’une vision de l’entreprise mais aussi par l’organisation d’événements internes. Cela crée parfois une vision réductrice du métier mais ce sont ces actions qui nourrissent le sentiment d’appartenance.

Il faut redonner ses lettres de noblesses au CHO. Nombreux sont ceux qui ont de l’ambition pour la fonction. C’est un poste transverse qui va probablement devenir clé dans l’entreprise. Il faut pour cela lui mettre à disposition des outils pour mesurer le niveau de bonheur dans son organisation. Ils existent sous différentes formes : diagnostics très précis mais conséquents à mettre en œuvre ou applications pour mesurer l’humeur de l’entreprise en temps réel.


Un grand merci à Amélie de nous avoir accordé cette interview ! Si vous voulez creuser davantage le sujet, ruez-vous sur son nouveau livre : « La boîte à outils du Chief Happiness Officer », paru aux éditions Dunod.

Et en parlant d’outils pour les CHO, venez donc faire un tour sur Lifizz.fr , LA plateforme dédiée à l’environnement de travail qui regroupe des prestataires de service triés sur le volet !


* Agence Nationale d’Amélioration des Conditions de Travail

  • B2B
  • Business
  • Corporate
  • Éducation - RH
  • + 6
  • Emploi
  • Innovation
  • Innovation - R&D
  • Management
  • Portraits
  • Startup
inscrit avec succès

Congratulations, you're registered on Babbler!

Discover now all the news waiting for you on Babbler: visit your newsfeed.!

Your topics have been selected, you can change it by clicking here

  • B2B
  • Business
  • Corporate